Retour sur le projet Avenue et sur la place de l'architecture dans la production du confort thermique contemporain.
Pendant plusieurs décennies, le confort des bâtiments a été principalement abordé à travers la performance des équipements. Lorsqu'une pièce est trop chaude, on installe une climatisation. Lorsqu'un bâtiment est difficile à ventiler, on ajoute un système mécanique plus performant. Lorsqu'une façade est trop exposée, on compense par la technique.
Cette logique a permis des avancées considérables. Mais elle a aussi progressivement déplacé certaines questions essentielles de l'architecture vers les équipements.
Face aux enjeux climatiques actuels, à la raréfaction des ressources et à l'augmentation des épisodes de chaleur, il devient nécessaire de réinterroger ce modèle.
Avant d'être une question technique, le confort est une question de conception.
L'orientation d'un bâtiment, sa compacité, l'organisation des espaces, la qualité de la ventilation naturelle, les protections solaires, l'inertie des matériaux ou encore la capacité d'un logement à profiter des variations saisonnières influencent profondément son comportement thermique.
Ces principes ne sont pas nouveaux. Ils constituent depuis longtemps le socle de l'architecture bioclimatique. Pourtant, ils retrouvent aujourd'hui une actualité particulière à mesure que les coûts énergétiques augmentent et que les épisodes de surchauffe estivale deviennent plus fréquents.
Chez CENT 15 Architecture, nous défendons une approche dans laquelle l'architecture constitue le premier système climatique du bâtiment. Non pas par refus de la technique, mais parce que les solutions les plus sobres, les plus robustes et souvent les plus confortables sont celles qui sont intégrées dès la conception.
Le projet Avenue, réalisé dans l'Oise pour une famille de quatre personnes, illustre cette démarche. Conçue en ossature bois avec isolation paille et enduits terre, cette maison a été pensée pour produire son confort avant même de recourir aux équipements, en s'appuyant sur l'orientation, la ventilation naturelle, les protections solaires et les qualités intrinsèques des matériaux biosourcés.
Comment optimiser l’espace d’un logement en ville sans ajouter de mètres carrés ?
Dans les grandes villes comme Paris, où le prix au mètre carré est élevé, optimiser l’espace d’un logement est devenu un enjeu central. Comment améliorer la qualité de vie sans agrandir ? En architecture, la réponse passe souvent par une meilleure utilisation des surfaces existantes et par le développement d’espaces partagés.
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Repenser l’espace sans augmenter la surface
Dans un contexte de densité urbaine, agrandir un logement n’est pas toujours possible. L’enjeu est donc d’optimiser chaque mètre carré en travaillant finement les plans, les circulations et les usages. Une architecture bien pensée permet d’améliorer la perception de l’espace, sans nécessairement augmenter la surface habitable. -
Déplacer les fonctions pour mieux habiter
Lorsque l’on ne peut pas ajouter de mètres carrés, une stratégie consiste à déplacer certaines fonctions hors du logement. Buanderies communes, espaces extérieurs partagés, locaux mutualisés ou aménagement des toitures : ces dispositifs libèrent de l’espace intérieur tout en enrichissant les usages.
Cette approche permet de concevoir des logements plus compacts, tout en offrant une meilleure qualité de vie grâce à des espaces complémentaires.
– Une logique aussi économique
Au-delà des usages, cette approche répond également à une réalité économique. Le coût de construction au mètre carré d’un logement chauffé et normé est significativement plus élevé que celui d’espaces intermédiaires ou non chauffés.
Valoriser des rez-de-chaussée, des paliers élargis, des cours, ou encore des toitures-terrasses aménagées permet ainsi de créer des surfaces utiles à moindre coût. Ces espaces peuvent accueillir des fonctions hybrides — se réunir, cuisiner ponctuellement, travailler, faire sa lessive ou simplement se reposer — sans supporter les mêmes contraintes techniques et financières qu’un logement traditionnel.
– Valoriser les espaces intermédiaires
Cours, paliers, rez-de-chaussée, interstices urbains… Ces espaces souvent sous-exploités représentent un véritable potentiel en architecture. Bien conçus, ils deviennent des extensions du logement et participent à une nouvelle manière d’habiter la ville.
– Vers une architecture plus durable et collective
Optimiser l’espace ne répond pas uniquement à une contrainte économique. C’est aussi une démarche plus durable, qui limite l’artificialisation et favorise des usages partagés. L’architecture joue ici un rôle clé pour imaginer des lieux adaptés aux modes de vie contemporains, plus flexibles et plus collectifs.
Aménagement de bureau à Paris : transformer un espace atypique en lieu de travail performant
À Paris, où les surfaces sont contraintes et les volumes souvent atypiques, l’aménagement de bureau nécessite une approche sur mesure. Comment transformer un espace existant en lieu de travail fonctionnel, flexible et qualitatif ? Exemple avec un projet réalisé rue des Amandiers, dans le 20e arrondissement.
– Un espace de bureau atypique au cœur de Paris
Situé en rez-de-chaussée, ce projet prend place dans un volume singulier : un loft long et étroit, avec une grande hauteur sous plafond et une lumière naturelle indirecte, apportée par un bandeau vitré en partie haute. Un espace peu conventionnel, dont la configuration impose de repenser les usages et l’organisation du travail.
– Aménager un bureau sans cloisonner l’espace
Dans ce type de configuration, l’enjeu n’est pas de multiplier les cloisons, mais de structurer l’espace sans le fragmenter. Le projet repose sur un principe simple : intégrer des volumes autonomes dans le volume existant.
Ces “boîtes” accueillent des fonctions spécifiques — salles de montage, espaces de préparation, zones de stockage — tout en conservant une lecture globale du lieu. Cette approche permet de maintenir des circulations fluides et de préserver la sensation d’espace.
– Optimiser les usages dans un bureau professionnel
L’aménagement d’un bureau ne se limite pas à l’organisation spatiale. Il s’agit aussi de répondre à des usages précis : travailler, se concentrer, collaborer, stocker.
Ici, les espaces fermés sont dédiés aux fonctions nécessitant calme et isolation, tandis que les zones ouvertes favorisent les échanges. Cette hiérarchisation permet d’optimiser le fonctionnement global du lieu de travail, tout en offrant une grande flexibilité d’usage.
– Matériaux et identité architecturale
Le choix des matériaux participe pleinement à la qualité du projet. Bois teinté, acier inoxydable, polycarbonate : chaque élément contribue à la lisibilité des fonctions et à l’identité du lieu.
La lumière naturelle, indirecte, renforce l’atmosphère de concentration, tandis qu’un plafond perforé vient rythmer l’espace et unifier l’ensemble.
– Rénover un bureau à Paris : valoriser l’existant
Dans un contexte urbain dense comme Paris, rénover et transformer un espace existant est souvent plus pertinent que de reconstruire. Ce projet illustre une approche qui consiste à révéler les qualités d’un lieu plutôt que de les contraindre.
En travaillant avec le volume existant, il est possible de concevoir des bureaux à la fois fonctionnels, adaptés aux usages contemporains et porteurs d’une identité forte.